LA RESSOURCE EN EAU

Ressource en eau dans la Manche Source : www.etab.ac-caen.fr/discip/geologie Type de ressource en eau dans la Manche Pesticide dans la MancheSource : ARS – Octobre 2013

Quelle ressource en eau dans la Manche ?


Les caractéristiques géologiques

Les ressources en eau sont tributaires du sous-sol et ne sont donc pas réparties de manières homogènes sur l’ensemble du département.

Dans la Manche, nous pouvons distinguer :

  • Les terrains de socle ancien (granite, schistes et grès) présents dans tout le Sud Manche et le Nord-Ouest Cotentin : ces aquifères, liés à la fracturation, sont généralement de faible extension et assez peu productifs. Les débits exploitables sont compris généralement entre 10 et 50 m3/h, plus importants dans le Nord du département. L’alimentation en eau est souvent assurée par des prises d’eau de surface, sensibles à la sécheresse et aux pollutions accidentelles.
  • Les terrains sédimentaires du Secondaire localisés dans la partie Est du Cotentin : la nature hétérogène des dépôts sédimentaires (sable, gravier, conglomérat, argile, calcrête) implique une variabilité forte de la productivité. Ces aquifères souvent superficiels sont très sensibles aux pollutions diffuses. Les débits exploitables sont compris généralement entre 50 et 75 m3/h.
  • Les terrains sédimentaires récents et meubles du Tertiaire-Quaternaire, limités au seul Isthme du Cotentin : les sables et faluns présentent une forte porosité qui permet le développement d’aquifère puissant et très productif. Les débits exploitables sont supérieurs à 150 m3/h.

 

 

Les chiffres clés de la ressource

Le département de la Manche compte à ce jour 264 points de prélèvements en eau souterraine (forage, captage et puits) et 18 prises d’eau de surface (rivière et retenue).
(cf. carte ci-contre)

40 millions de m3 d’eau sont prélevés annuellement dont 60% en eau souterraine et 40% en eau de surface. 50% des ouvrages de production d’eau présentent un débit journalier de moins de 500 m3/j.

 

 

 

État de la ressource

Les pollutions diffuses liées aux nitrates et aux pesticides sont les principales causes de dégradation de la ressource. Ainsi, sur la base des dernières analyses connues en octobre 2013 :

  • Pour les nitrates : 67 % des captages exploités ont des concentrations inférieures à 25 mg/l. Cependant, 12 % des captages exploités présentent des concentrations supérieures à 37 mg/l, dont 8 captages ont des concentrations supérieures à 50 mg/l.
  • Pour les pesticides : si aucun pesticide n’a été détecté ces dernières années pour 78 % des captages, au moins un pesticide a été détecté sur les 22% restant. 17 captages avaient au moins un pesticide présentant plus de 0,1 μg/l. Les principaux pesticides détectés sont des herbicides, (notamment le glyphosate et sa métabolite l’AMPA, l’atrazine et ses produits de dégradation (atrazine déséthyl, atrazine déisopropyl), le diuron… Des fongicides sont également détectés.
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